Les étudiants en médecine formés pour secourir les victimes en cas d'attentat

Revue de presse

Crédit photo : kasto80-istock

Dès septembre prochain, dans toutes les universités de médecine, les étudiants seront formés aux techniques de médecine militaire appliquées aux victimes d’attentats. Jusque-là, ces méthodes étaient réservées à la formation des médecins urgentistes. Elles s’appliqueront désormais à toutes les spécialités, pharmaciens et dentistes compris.

Le journal Le Figaro précise que « cette formation intervient en deuxième année. Elle consiste à savoir maîtriser quatre gestes : l’extraction des corps, leur disposition selon la blessure, la pose d’un garrot ou d’un pansement compressif et l’appel des secours ».

Le Dr Denis Safran, médecin-chef de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), parle d’une formation « basique et essentielle. […] Il faut démythifier ces gestes-là parce que beaucoup de gens ont peur d’aggraver la situation du blessé en agissant. Or la seule façon de l’aggraver, c’est de ne pas s’en occuper ».

Le Figaro indique que cette attestation de formation aux gestes et soins d’urgences (AFGSU) était déjà dispensée dans les universités en deuxième année par des centres d’enseignement des soins d’urgence (Cesu) sous la coupe du Samu. Dès l’année prochaine, les facultés de santé devraient être habilitées à délivrer elles-mêmes l’AFGSU et son volet « aide aux victimes du terrorisme » sera élargi.

Le quotidien évoque en outre l’apprentissage du damage control, une chirurgie provisoire qui empêche le saignement de continuer avant d’opérer, selon Pierre Carli, médecin-chef du Samu.

Le journal explique que « cette technique de fractionnement des soins sera dispensée en sixième ou septième année pour les étudiants des spécialités d’anesthésie-réanimation et de chirurgie.

Le Figaro ajoute qu’une dernière formation, transversale à toutes les spécialités, sera organisationnelle : « Il s’agit d’un plan d’accueil des victimes en grand nombre dans les hôpitaux », précise encore Pierre Carli. Pour les grandes structures, l’enjeu est d’optimiser la coordination entre les services. Et pour les plus petits centres hospitaliers, d’apprendre à gérer les victimes qui ne peuvent être traitées sur place.

Le Dr Patrick Pelloux, urgentiste au Samu de Paris, souligne que « les institutions françaises ont vite compris qu’il fallait une solution médicale de long cours face aux attentats. Tous les médecins avaient été immédiatement formés à ces méthodes de guerre dès 2015. Mais en incluant les étudiants, le pays voit plus loin et prend conscience que les attentats ne sont pas un épiphénomène ».

La rédaction avec Mediscoop

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